Dernière mise à jour le 31 mai 2026
Ce que vous devez savoir sur l’échelle de Norwood
- L’échelle de Norwood classe la calvitie masculine en 7 stades distincts, développée par le Dr James Hamilton dans les années 1950 et affinée par le Dr O’Tar Norwood dans les années 1970.
- Environ 50 % des hommes présentent un signe visible d’alopécie androgénétique avant l’âge de 50 ans, selon le Journal of Investigative Dermatology.
- La DHT (dihydrotestostérone) est responsable de la miniaturisation des follicules pileux aux zones frontale et vertex, qui sont génétiquement plus sensibles.
- Les traitements précoces comme le minoxidil et le finastéride sont efficaces aux stades I à III, tandis que la greffe FUE devient envisageable à partir du stade IV-V.
- L’échelle de Norwood s’applique uniquement aux hommes ; les femmes utilisent l’échelle de Ludwig, qui classe la perte capillaire en 3 stades.
Tu regardes ton reflet et tu remarques que tes golfes temporaux ont bien reculé. Ou peut-être que le dessus de ton crâne est moins fourni qu’avant. La question qui suit, c’est souvent : « où j’en suis exactement ? » C’est précisément pour ça que l’échelle de Norwood existe. C’est l’outil de référence utilisé par les dermatologues, les trichologues et les spécialistes en dermatologie capillaire pour mesurer et classer la chute de cheveux masculine. Sans cet outil, impossible de parler sérieusement de traitement de la calvitie.
C’est quoi exactement l’échelle de Norwood ?
L’échelle de Norwood, aussi appelée échelle de Hamilton-Norwood, classe la calvitie masculine en 7 stades distincts. Elle a été développée par le Dr James Hamilton dans les années 1950, puis affinée par le Dr O’Tar Norwood dans les années 1970. Aujourd’hui, c’est la référence mondiale pour évaluer l’alopécie androgénétique.
Chaque stade décrit un schéma précis de perte de cheveux. Du stade I, où la ligne frontale est quasi intacte, jusqu’au stade VII, où il ne reste plus qu’une couronne de cheveux sur les côtés et l’arrière du crâne.

💡 Selon une étude publiée dans le Journal of Investigative Dermatology, environ 50 % des hommes présentent un signe visible d’alopécie androgénétique avant l’âge de 50 ans. L’échelle de Norwood est l’outil utilisé pour quantifier cette réalité.
Les 7 stades de l’échelle de Norwood en détail
Voici comment se décompose chaque stade, de la ligne de départ jusqu’à la calvitie totale :
- Stade I : aucune récession visible. La ligne frontale est intacte. Pas de calvitie.
- Stade II : légère récession de la ligne frontale au niveau des golfes temporaux. Le début, souvent ignoré à tort.
- Stade III : les golfes temporaux sont nettement creusés. C’est souvent à ce stade que les hommes commencent à s’inquiéter.
- Stade III Vertex : la récession frontale est modérée, mais une zone clairsemée apparaît au vertex, le sommet du crâne.
- Stade IV : la perte au niveau du vertex s’intensifie. Une bande de cheveux sépare encore les deux zones dégarnies.
- Stade V : cette bande de séparation rétrécit. Les deux zones commencent à se rejoindre.
- Stade VI : la bande a disparu. Les zones frontale et vertex ne font plus qu’une.
- Stade VII : stade le plus avancé. Il reste une couronne de cheveux sur les côtés. La zone donneuse capillaire est réduite au maximum.
Pourquoi la calvitie progresse-t-elle selon ce schéma ?
La progression suit ce schéma précis à cause de la DHT, la dihydrotestostérone. C’est une hormone dérivée de la testostérone qui attaque les follicules pileux génétiquement sensibles. Ces follicules se miniaturisent progressivement, produisent des cheveux de plus en plus fins, puis cessent totalement leur activité.
Ce processus, c’est l’alopécie androgénétique. Elle touche les zones frontale et le vertex en priorité, car les follicules de ces zones sont bien plus sensibles à la DHT. Les cheveux sur les côtés et l’arrière, eux, résistent. C’est d’ailleurs pour ça qu’on parle de zone donneuse capillaire lors d’une greffe de cheveux.

🔬 La DHT se fixe sur les récepteurs androgènes des follicules pileux et raccourcit leur cycle de croissance. Résultat : les cheveux poussent moins longtemps, deviennent plus fins, et finissent par ne plus repousser du tout.
À quel stade peut-on agir contre la chute de cheveux ?
Connaître son stade sur l’échelle de Norwood, c’est bien. Savoir quoi faire en fonction, c’est mieux.
Les traitements médicaux aux stades précoces
Aux stades I à III, deux traitements médicaux font référence. Le minoxidil s’applique directement sur le cuir chevelu et stimule la repousse en allongeant la phase de croissance des follicules. Le finastéride, lui, agit sur la cause : il bloque la conversion de la testostérone en DHT. Ces deux options ralentissent la progression, mais elles ne guérissent pas. Arrête le traitement, la chute reprend.
Et non, je ne supporte pas l’idée que certains hommes découvrent ces options au stade VI. Consulte un dermatologue dès que tu repères les premiers signes. Tôt, ça change tout. D’ailleurs, certaines solutions naturelles comme le romarin peuvent compléter les traitements médicaux pour favoriser la santé du cuir chevelu.
La greffe de cheveux pour les stades avancés
À partir du stade IV-V, la greffe de cheveux devient une option sérieuse. Deux techniques dominent le marché : la FUE (Follicular Unit Extraction) et la FUT (Follicular Unit Transplantation). La FUE extrait les follicules un par un depuis la zone donneuse capillaire, sans cicatrice linéaire. La FUT prélève une bandelette de peau. La FUE est aujourd’hui la technique la plus répandue, car moins invasive.
Le résultat dépend directement de la densité capillaire de la zone donneuse. Un stade VII avec une couronne très clairsemée réduit les possibilités de greffe. Il est important de consulter un spécialiste pour évaluer si une greffe peut vraiment répondre à vos attentes et pour mettre en place un plan adapté à votre situation.

Comment identifier son stade soi-même ?
Tu peux faire une première estimation chez toi. Prends deux photos : une de face et une du dessus du crâne. Compare avec les schémas officiels de l’échelle de Norwood. Repère où en est ta ligne frontale et si une zone clairsemée apparaît au vertex.
Ça suffit pour se situer entre les stades I et IV. Mais pour les stades suivants, ou si tu veux engager un traitement sérieux, consulte un spécialiste en dermatologie capillaire. Lui seul peut évaluer précisément ta densité capillaire restante et te proposer un protocole adapté. Si tu es à un stade où une coupe adaptée pourrait te mettre à l’aise, découvre comment choisir une coupe pour calvitie frontale qui te convient.
L’échelle de Norwood est-elle réservée aux hommes ?
Oui, et c’est un point que beaucoup ignorent. L’échelle de Norwood s’applique exclusivement à la chute de cheveux masculine. Pour les femmes, c’est l’échelle de Ludwig qui sert de référence. Elle classe la perte capillaire féminine en 3 stades, selon un schéma de diffusion différent, centré sur le dessus du crâne sans récession frontale marquée.
Les mécanismes sont différents, les traitements aussi. Mélanger les deux grilles, c’est une erreur que je vois encore trop souvent dans les articles de vulgarisation. Sois précis sur ce point.
✅ L’échelle de Ludwig classe la chute de cheveux féminine en 3 stades. Elle évalue la raréfaction au niveau du vertex sans toucher à la ligne frontale, contrairement au schéma masculin typique de l’échelle de Norwood.
| Stade Norwood | Description | Option de traitement envisageable |
|---|---|---|
| I – II | Légère récession frontale | Minoxidil, Finastéride |
| III – III Vertex | Golfes creusés, début de perte au vertex | Minoxidil, Finastéride, PRP |
| IV – V | Zones frontale et vertex bien distinctes | Greffe FUE / FUT envisageable |
| VI – VII | Calvitie avancée, couronne résiduelle | Greffe limitée selon zone donneuse, rasage assumé |
Alors voilà, l’essentiel en clair : identifie ton stade sur l’échelle de Norwood, agis tôt avec le minoxidil ou le finastéride si tu es aux stades I à III, et réserve la piste de la greffe de cheveux pour les stades plus avancés. Plus tu attends, plus les options se réduisent. Prends deux minutes aujourd’hui pour te situer sur l’échelle, c’est le point de départ de tout.